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LA MECANIQUE DU PREMIER SOUFFLE DU CHIOT ET DU CHATON

LA MECANIQUE DU PREMIER SOUFFLE  DU CHIOT ET DU CHATON

À la naissance, tous les mammifères doivent impérativement respirer afin d’oxygéner son sang. Puis, au cours de sa vie, il produira spontanément plusieurs centaines de millions de mouvements respiratoires, qu’il soit homme, souris ou éléphant. La commande nerveuse responsable de l’automatisme respiratoire est élaborée par un réseau complexe de neurones du tronc cérébral.

L’automaticité du rythme de ventilation

automaticité du rythme de ventilation

L’automaticité du rythme respiratoire est l’œuvre d’un générateur central de rythme situé dans le bulbe rachidien, capable de produire spontanément le rythme respiratoire chez le nouveau-né :

Le rythme d’inspiration-expiration comprend trois phases :

  • inspiratoire,
  • post inspiratoire
  • et expiratoire.

Ce rythme de ventilation est sous-tendu par un rythme d’activation nerveuse qui prend naissance dans le bulbe rachidien. Plusieurs types de neurones respiratoires médullaires sont impliqués dans le fonctionnement du générateur de rythme et s’activent aux différentes phases du cycle de ventilation, de manière séquentielle, en raison des interactions inhibitrices ou activatrices entre neurones au sein du réseau.

Les neurones de chaque type sont liés, au travers de connexions synaptiques, à des motoneurones qui innervent les muscles d’inspiration et d’expiration du système ventilatoire.

Les activités neuronales sont en phase avec les activités musculaires

activité neuronales

Le bulbe rachidien renferme deux centres dans lesquels sont concentrés les neurones respiratoires :

  • le groupe respiratoire dorsal (GRD)
  • le groupe respiratoire ventral (GRV)

Les neurones principalement présents dans ces deux groupes sont actifs lors de l'inspiration (on parle de neurone inspiratoire ou neurone I) et se projettent sur les corps cellulaires des motoneurones phréniques et intercostaux.

Les activités neuronales sont en phase avec les activités musculaires au cours du cycle de ventilation :

Ainsi, lorsqu'ils sont activés, ils stimulent les motoneurones, provoquant la contraction du diaphragme et des muscles intercostaux externes, d'où l'inspiration.

A l'arrêt de leur activation, la stimulation des motoneurones n'a plus lieu, provoquant ainsi le relâchement de ces muscles et donc l'expiration. Y sont présents également des neurones expiratoires (neurones E) stimulant les motoneurones des muscles abdominaux et intercostaux internes lors de l'expiration active.

Enfin, d'autres neurones projettent vers les muscles laryngés, pharyngés et bronchiques.

Les réflexes de Hering et Breuer

Réflexes de hering de breuer

Le générateur du rythme respiratoire est lui-même contrôlé par deux boucles principales de régulation :

Un premier processus de régulation est MECANIQUE médié par des mécanorécepteurs, sensibles aux mouvements.

En situation de réanimation,

  • Insuffler de l’air dans les poumons :la mise du thorax en position inspiratoire inhibe l’activité des centres respiratoires, ce qui provoque l’expiration qui survient de manière passive.
  • Aspirer l’air des poumons : Inversement, l’inspiration est provoquée lorsque les poumons sont vidés plus que dans les conditions normales.

Intervention des chémorécepteurs

Intervention des chémorécepteurs

Un second mode de contrôle du rythme de ventilation est CHIMIQUE médié par les chémorécepteurs

  • Le rythme s’accélère quand la pression partielle en oxygène et le pH baissent, et lorsque la pression partielle en CO2 augmente.
  • L’acidité du sang augmente avec la concentration de CO2.
  • Les stimuli reçus par les récepteurs conduisent à l’augmentation de la fréquence de stimulation des neurones des centres respiratoires.

La fonction de cette régulation est de signaler le besoin d’une ventilation accrue lorsque le sang contient du CO2 plutôt que de l’oxygène

L’Anoxie du nouveau-né

L’Anoxie du nouveau-né

L'anoxie désigne une diminution de la quantité d'oxygène distribuée par le sang aux tissus. Elle résulte de l'anoxémie qui est une diminution de la quantité d'oxygène présente dans le sang. L'anoxie peut être causée par une insuffisance cardiaque, une pneumopathie ou l'anémie, Elle peut être également causée par un déclenchement de l’automaticité du rythme respiratoire laborieux, consécutif à :

  • Un désengrènement placentaire (traumatique, utilisation prématurée d’ocytocine),
  • Une dystocie,
  • Une hypotension maternelle (anesthésie prolongée),
  • De la prématurité (carence en surfactant pulmonaire).
  • Un part languissant (atonie utérine primaire ou secondaire),
  • Une fausse déglutition du liquide amniotique,
  • Un écrasement prolongé du cordon ombilical (lors de présentation postérieure),
  • Un manque de stimulation thoracique et cutanée à la naissance,

Le nouveau-né peut produire des mouvements respiratoires nommés « gasps », qui sont des inspirations brèves et très amples produites lors d’hypoxies sévères.

Un tirage costal, une assistance active de l’abdomen aux mouvements respiratoire : bascule thoraco-abdominale (abdomen se creuse à l’inspiration), une tachypnée plus ou moins superficielle.

Au niveau de la peau et des muqueuses, l'anoxie provoque une cyanose, c'est-à-dire une coloration bleue-violacée.

Quand l'anoxie touche le cerveau, cela peut être dramatique, le cerveau ne supportant pas longtemps le manque d'oxygène ;

Les conséquences vont de la perte de connaissance au coma, parfois irréversible, et les séquelles peuvent être lourdes.

AINSI, l’apport d’oxygène à un chiot ou chaton réanimé est indispensable pour prévenir les risques de lésions irréversibles.

Un déficit en oxygène ne peut être comblé par l’aire ambiante qui contient 20% d’O2.

L’apport d’un taux élevé d’oxygène doit se faire le plus rapidement possible pour combler ce déficit et éviter les lésions et ses conséquences.

C’est le cas typique du chiot/chaton qui fait « la carpe » 2-3 jours après la naissance…

Conclusion

régulation de la ventilation

Le générateur du rythme respiratoire est contrôlé par deux boucles principales de régulation :

Un premier processus de régulation est MECANIQUE médié par des mécanorécepteurs, sensibles aux mouvements.

Un second mode de contrôle du rythme de ventilation est CHIMIQUE médié par les chémorécepteurs, lié à la pression artérielle en O2 et CO2.

COMMENT AGIR SUR CETTE MECANIQUE EN ELEVAGE ?

comment agir  sur cette mecanique en élevage

nous le savons, pour une bonne automaticité du rythme respiratoire, il faut libérer les voies respiratoires des liquides présents.

pour cela nous avons recours à du matériel tels que : les mouches bébés.

mais, il demeure un risque d’entrainer une dépression thoracique important.

Dégager les voies respiratoires

Dégager les voies respiratoires

En effet, l’usage d’un mouche bébé présente le risque d’une dépression thoracique importante, par une aspiration mécanique mal gérées. La pression qu’il y a dans le réseau pulmonaire est très faible, si bien qu’une aspiration trop forte peut entrainer des lésions pulmonaires, comme toutes les atteintes alvéolocapillaires qui font que l’O2 n’est plus capable de diffuser : contusion pulmonaires, hémorragies, les œdèmes aigues du poumon, etc.

Ceci va altérer la fonctionnalité de l’espace alvéolocapillaire et susceptible d’être à l’origine d’une hypoxémie.

En conséquence, on va avoir une majoration du travail ventilatoire, un système de compensation caractérisé par un tirage costal, une assistance active de l’abdomen aux mouvements respiratoire : bascule thoraco-abdominale (abdomen se creuse à l’inspiration), une tachypnée plus ou moins superficielle (chien qui fait la carpe).

Cela dit, ce système de compensation a ses limites dans le temps car cette majoration du travail ventilatoire va aboutir à plus ou moins longue échéance à une fatigue musculaire qui va être à l’origine d’une acidémie métabolique et d’un épuisement ventilatoire et donc à un défaut d’élimination de CO2, et d’une acidémie respiratoire.

Puis… Une majoration du travail cardiaque.

On va pouvoir observer une tachycardie et une consommation d’O2 accrue par le myocarde.

Si l’organisme n’est pas bien ventilé, cela causera un trouble du rythme avec l’apparition de l’acidémie jusqu’à la défibrillation ventriculaire.

Le nouveau-né est généralement condamné…

Insuffler de l’air dans les poumons

Insuffler de l’air dans les poumons

Nous avons vu que ce processus de régulation MECANIQUE, sensibles aux mouvements musculaires de l’appareil respiratoire ne se limite pas à l’aspiration de l’air dans les poumons vidés plus que dans les conditions normales.

Il est également attendu d’insuffler de l’air dans les poumons pour activer les réflexes de Hering et Breuer.

Il est possible d’user d’un ballon de type Ambu de 300ml (voir fiche produit).

Pour autant, ce type de ballon propose une pression telle qu’il pourrait également entraîner une pression importante dans les poumons, créant des lésions.

La pression qu’il y a dans le réseau pulmonaire est toujours très faible, en aspiration comme en insufflation.

Il est nécessaire de veiller à déprimer le ballon uniquement à l’aide de 2 doigts pour éviter d’exercer une pression > à 10-15cm d’H2O

Un matériel spécialement étudié

pour dégager les voies respiratoires et Insuffler de l’air dans les poumons en toute sécurité

matériel spécialement étudié

Le kit ONE PUFF (voir fiche produit), qui veut dire « premier souffle », est un matériel professionnel vous permettant d'aspirer les mucosités (pompe A) facilement et en sécurité pour l'animal, puis d'insuffler de l'air (pompe B) à l'aide du réanimateur pour redéployer les poumons.

Ces deux mécaniques permettent d’activer les réflexes de Hering et Breuer.

Ce kit peut être utilisé sur n'importe quel chiot nouveau-né, chaton ou un autres petits animaux.
  • L'unité d'aspiration, marqué «A» équipé d'un masque «A», aide à dégager les voies respiratoires et d'en tirer le mucus du nez et des poumons du nouveau-né avant la réanimation, tout en offrant une dépression thoracique maitrisé afin d’éviter les lésions pulmonaire et les spasmes.
  • L'unité de réanimation, marqué «B» et équipé d’un masque « B », offre un volume d'air sûre et contrôlé d’insufflation évitant les pressions thoracique excessives causant des dommages aux poumons.
  • Fabriqué à partir de matériaux de qualité supérieure. Il s’agit d’un dispositif médical de la filière vétérinaire. Ce kit a été développé, testé et éprouvé à l'échelle mondiale depuis plus de 16 ans pour une utilisation avec des animaux nouveau-nés dans une situation d’arrêt respiratoire ou ayant des difficultés à respirer.

Ce système de réanimation fournit, à l'utilisateur éleveur et pratiquant vétérinaire, une solution permettant d’aspirer et de stimuler l’automaticité du rythme respiratoire chez les chiots nouveau-nés, des chatons et autres petits animaux de compagnie.

Il permet à l'utilisateur de stimuler le processus de régulation MECANIQUE médié par des mécanorécepteurs, sensibles aux mouvements musculaires respiratoires du patient afin qu'il engage l’effort de respiration involontaire. En fournissant ces principes fondamentaux à un moment de stress potentiel, le kit permet au patient nouveau-né affaibli d’avoir une chance dans le séquençage de sa propre réponse physiologique cognitif interne et ainsi inhaler et exhaler sur son propre compte.

L’Anoxie du nouveau-né

Anoxie du nouveau-né

L’oxygène, c’est la base de l’aérobiose. C’est un gaz peu diffusible, et surtout c’est en matière de réanimation une obligation de moyens. La réanimation passe de façon incontournable par l’apport d’oxygène. Vous ne ferez aucun dégât. Vous ne pouvez lui faire que du bien. Ça ne sera peut-être pas toujours suffisant mais c’est toujours nécessaire.

Reste l’accessibilité à une source d’oxygène, notamment en soins vétérinaire. L’approvisionnement et l’usage d’une bouteille à oxygène est soumise à une ordonnance de soins. De plus, le stockage d’une bouteille à oxygène est soumis à l’application de la réglementation en vigueur ainsi que son signalement sur le plan de gestion et de lutte incendie. Le lieu de stockage doit être clairement identifié.

Une solution simple et sécuritaire est l’usage d’un concentrateur d’oxygène (voir fiche produit). Le concentrateur d'oxygène sépare l'oxygène, de l'azote et d'autres gaz à partir de l'air ambiante, à température constante, dès que l'alimentation est connectée. L'oxygène est généré par pur procédé physique et consommé directement par le patient. Il n’y a donc aucun stockage d’oxygène. Une solution idéale en élevage pour répondre aux besoins du chiot et du chaton en détresse respiratoire, ainsi qu’en cas d’urgence sur un effectif adulte avant sa prise en charge par le vétérinaire.

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